Prédiffusion

C'est pas parce que c'est pas encore arrivé qu'il ne faut pas en parler

septembre 23rd, 2011

Prédiffusion le 23 septembre 2011, diffusion prévue le 15 mai 2017, par Alexia Helms

« Personne n’y avait pensé au début, mais les plates-formes sociales étaient le repère idéal de la vie artificielle »

Nous profitons de l’annonce faite aujourd’hui de la fermeture du dernier réseau social pour faire une petite histoire de la décadence des médias dits sociaux.
L’histoire nous a montré, demandez-le à vos parents, que les médias de communication de masse ont tous énormément souffert de différente sorte de parasites.

La poste, le téléphone, le fax et le courriel ont tous été victimes à leur façon d’une dégradation de service causée par l’envoi massif de messages ou la fraude. Première victime: le courrier avec ses publicités envahissantes allant jusqu’à cacher vos enveloppes importantes dans la boite aux lettres. C’est le premier mode de communication à subir les excès de la commercialisation. C’était aussi le plus vieux. Le télémarketing s’est par la suite occupé du téléphone et le pourriel a causé de nombreux problèmes aux utilisateurs de courriel.

Restaient les médias sociaux, à priori perméables aux intrusions automatisées de par leur nature même. C’était bien mal connaitre les motivations de nos plus détestables compagnies.
Les agences de marketing ont commencé par engager des personnes influentes sur les réseaux pour manipuler leurs contacts subtilement. Malheureusement, il n’y avait pas assez de personnes prêtes à vendre leurs âmes pour ce sale boulot alors, tranquillement, les firmes engagèrent des étudiants pour animer de faux profils et après, vers une plus grande quête de profit, c’est là que les compagnies spécialisées en intelligence artificielle ont fait leur apparition. Ils ont fait des programmes capables de simuler des conversations avec brio, commenter vos photos, faire un « like » sur vos liens… devenir ami avec vos amis….

Mais comment se sont-ils introduits dans mon cercle social? C’est plus simple que ça en a l’air. Dans chaque pays, il existe des noms très communs qui sèment le doute. Ces noms sont si répandus que la plupart des gens pensent y voir un ancien contact et même dans le doute, ils ajoutèrent ces « personnes » à leur liste. Le réflex est encore plus rapide quand ce contact a déjà un lien avec un de nos amis. Les vedettes étaient les plus susceptibles de recevoir de tels « amis » et c’est ainsi que les fan-clubs sont vite devenus des nids de vie virtuelle.

Des compagnies telles IntSo ou marketMySoul ont vite fabriqué de nombreux profils aux caractéristiques renversantes. Les progrès en sémantique appliquée et en linguistique ont permis rapidement de monter des programmes capables de simulation sociale assez convaincante. Et ça marchait! Vous vous rappelez sans doute la vitesse à laquelle vos wall et fils de nouvelles sont devenues des pizzas de liens indigestes. Avant qu’une personne découvre l’imposture, certaines compagnies avaient le temps d’infiltrer à fond tout un graff de relation et d’y animer de faux débats, pointer vers des liens commerciaux et devenir admirateur de pages assez douteuses. Ces « faux » profils ont commencé à se distinguer et même à amuser leurs amis. Certains se rappelleront du type 34 de Intso qui avait tendance à être assez drôle avec ses remarques limites schizo et ses blagues au troisième degré. Certains exemplaires du modèle 48 se sont même retrouvé avec des milliers d’amis tellement leur profil était déverdissant.

Les compagnies comme Facebook ou Google ont bien tenté d’endiguer le problème, mais voilà : coupler à des programmes de vie artificielle, ces I.A se sont multiplier jusqu’à saturation. Des graphes complets de certains réseaux étaient entièrement faux et les ingénieures ne parvenaient pas à les distinguer des vrais. Ils sont littéralement devenus vivants dans le réseau en interagissant de façon on ne peut plus réelle.

Un ingénieur de Google m’avait expliqué sa surprise quand il avait découvert un cercle d’une trentaine d’I.A. en Inde qui se faisait passer pour des financiers. « Ils avaient des relations pertinentes. La seule façon de savoir s’ils étaient vrais avait été de vérifier avec l’état civil du pays concerné… ».
Personne n’y avait pensé au début, mais les plates-formes sociales étaient le repère idéal de la vie artificielle. Vous pouvez y accumuler des crédits, échanger, acheter… avoir des amis! Vous rappelez vous du cas Fred Smith, une intelligence artificielle qui avait cumulé des millions de crédits Facebook avant d’être « tuée » par les ingénieurs. Ont sait maintenant que la seule façon d’éliminer ces êtres virtuels était de littéralement fermer ces sites, au grand déplaisir des actionnaires. Peu de gens se rappellent des débuts de Facebook et il est difficile d’imaginer que cette compagnie de MétaMot maintenant spécialisé en recherche sociologique et en science prédictive était au début un simple réseau social.

avril 8th, 2011





Article prédiffusé le 8 avril 2011, diffusion prévue le 19 février 2022 par Alexia Helms




C’est arrivé à plusieurs grandes compagnies à travers l’histoire du capitalisme américain (ATT, Google ou Standard Oil) et ça arrive encore en 2022. Aujourd’hui après des années de procès la compagnie de média social est cassée en justice par le gouvernement américain. Alors que plusieurs avaient prédit cette action depuis longtemps, peu de gens y croyaient vraiment à cause du grand pouvoir politique que le réseau s’est forgé avec le temps.

Le jugement de la cour est implacable : jamais un média n’a été aussi centralisé dans l’histoire mondiale. Facebook en soi est un média au même titre que le télégraphe, les journaux ou internet, or, jamais un média, au sens large, n’a été propriété d’une seule compagnie! C’est comme s’il n’y avait qu’une seule compagnie pour envoyer des courriels ou un seul diffuseur radiophonique…dans le monde… Cela semble impensable, mais c’est exactement ce que Facebook est: pour envoyer un message à un de ses membres, il faut absolument l’être aussi! C’est comme si vous deviez absolument avoir un compte de courriel Gmail pour envoyer un courriel à un utilisateur Gmail! ou que la même corporation de téléphone gérait tous les appels du monde… Facebook est un média à lui seul et sa croissance au-delà des deux milliards de membres le place au même rang que l’internet ou la radio. Plusieurs pays avaient appelé le gouvernement américain à réagir il y a bien longtemps, mais le pays de l’oncle Sam semblait attendre une preuve plus marquante du pouvoir exagéré de Facebook.

La preuve est arrivée par où on ne s’y attendait pas et encore, toujours à l’image de ce pays de pionnier c’est une simple plainte d’un usager de 14 ans relayée par son père qui a tous changé. Jeremy (non fictif) ne pouvait plus communiquer avec son réseau d’amis suite à une exclusion par la compagnie. Toujours aussi à cheval sur ses règlements d’utilisation, la firme avait banni le jeune homme suite à un message mal interprété. Rien n’a faire, la corporation restait de glace devant les demandes de l’adolescent de rouvrir son compte. Le verdict est final et sans appel, le comte restera fermé.

Inutile de dire à quel point ne pas avoir de compte Facebook est pénalisant pour un jeune d’école secondaire en 2022. Même les institutions scolaires se servent du média social pour des devoirs ou des activités. Plusieurs collèges ont des guichets d’inscription uniquement sur Facebook. Le petit Jérémy s’est vu simplement exclu de la vie sociale virtuelle de son école. La cour a comparé le geste du réseau à une exclusion sociale pur et simple. Alors que le gouvernement n’a pas le droit d’empêcher un individu de servir d’un média en particulier (même les prisonniers peuvent se servir d’internet ) sauf à de très très rares exceptions comme avec les hackers, Facebook se retrouve seul juge, dans une situation arbitraire voir totalitaire que les états n’appliquent que très rarement.

C’est ce cas ajouté au caractère fermé du média qui a poussé la justice à sévir. On se rappellera du jugement semblable avec Apple qui obligeait le grand constructeur à se départir de la gestion de son magasin en ligne pour téléphone. Pareillement avec Google. Le juge très âgé a rappelé les débuts de la micro-informatique: même si Microsof avait une attitude déloyale avec ses concurrents, il était tout de même possible, pour n’importe quel développeur, de faire un logiciel destiné à sa plateforme, et ce, sans le consentement de la firme.

Devant les refus répétés du réseau social à s’ouvrir aux réseaux extérieurs, le juge Gretmitch a été clair: le réseau devra ouvrir les vannes et sera scindé. La compagnie à un ans pour se plier aux exigences du département et pour se départir de ses branches de services publicitaires et de rendre publique une interface utilisateur implémentable par d’autres réseaux pour permettre à leur membre d’échanger via d’autres clients. Sa régie devra être ouverte en gestion concurrente. Enfin, la firme ne pourra plus fermer des comptes d’utilisateur sans demande de la part de la justice. Comme sur le Web, a dit le juge, c’est la justice qui peut faire fermer un site pour diffamation, c’est la justice qui punit l’auteur d’un message raciste, c’est pour cette raison qu’il existe des textes de loi! Facebook n’a pas à se substituer à l’État!

Voilà maintenant que Jérémy est le premier utilisateur Facebook à réintégrer un réseau sur ordonnance de la cour !

avril 1st, 2011

Il sont l’inverse de l’entropie et sont commandé à véhiculé des symboles de plus en plus complexes.