Prédiffusion

C'est pas parce que c'est pas encore arrivé qu'il ne faut pas en parler

janvier 9th, 2012




Prédiffusion : 9 mai 2012, diffusion prévue pour le 3 février 2017



J’aurais dû m’en douter. À force de ridiculiser les gadgets qui apparaissent sur le marché, j’ai fini par me faire avoir. Il y en a un qui, je crois, vient de me donner l’air d’un vieux con dans le temps de le dire.

C’est par mon fils que le scandale est arrivé…

Junior s’est pointé au souper avec ses nouvelles lunettes à projection et ça n’a pas pris plus de deux secondes pour qu’il me donne l’air d’un arriéré. Je parlais de politique américaine et le nom d’un sénateur m’échappait. Phil Heminston me dit fiston. Quoi ? Depuis quand tu t’intéresses à la politique lui demandais-je. Ça m’intéresse pas… c’est juste apparu sur mes lunettes.

Hé bien! Figurez-vous que ce bidule est branché en permanence et en plus ça fait des recherches sans arrêt sur internet, simplement avec les mots captés par l’appareil. L’information est ensuite directement projetée sur la rétine de l’usager.

C’est un flux constant d’information qui lui traverse les yeux. “Maman vient de partir du bureau », me dit-il ensuite. J’imagine que ce truc se connecte sur Twitter ?
- bien mieux que ça me, on peut se branché sur le 4d des points nodaux de notre choix. On y voit en plus tout ce qui se passe sur les caméras publiques de notre choix et y lire les infos qui volent dans ces espaces.

Wooooo….

Je sais, je sais, vous avez sûrement envie de rire de moi. Ces lunettes sont sur le marché depuis déjà quelques mois… Mais vous me connaissez… moi et la technologie, ça ne fait pas particulièrement deux.

Le reste de ma conversation avec ma progéniture a été complètement déroutant. Il n’arrêtait pas de dévier son regard, signe d’attention sur la projection, pour me contredire ensuite sur un détail ou un oubli de ma part. Je ne parle pas ici des clignements d’yeux. Ça sert de mode de sélection si j’ai bien compris, une sorte de double-clic? … comment ça marche?

Vous rappelez-vous l’effet que les téléphones intelligents ont eu sur les engueulades de party de famille. Hé bien! Voilà qui règle définitivement le problème. En affichant constamment des données sur ce que nous sommes en train de dire, ces lunettes rendent même la connaissance avec un grand C inutile.

Je jubile déjà en pensant à la prochaine conférence de presse d’un politicien devant un panel de journaliste équipé de ces joujoux. Impossible de bullshiter.

Pour revenir à junior avec ses lunettes, je lui ai demandé si ses professeurs les permettaient dans ses cours et surtout ses examens…

Je vous laisse deviner…

“Papa, arrête de faire le vieux con. Ça fait longtemps que les examens ne testent plus les connaissances”

Je suis vraiment plus de mon temps

Maxell Eshai


mai 19th, 2010




Diffusion prévue pour le 12  octobre 2019 par Maxell Eshai



Comme l’hiver et ses soirées froides reviennent à grands pas sur le pays, voilà le temps rêvé pour faire une chronique cuisine dédiée aux établissements spécialisés dans les décors virtuels. Vous vous demandez de quel type de resto je parle? Vous êtes surement déjà allé dans le fameux restaurent Fenêtres Hawaï…Hé bien voila! Je parle des restos qui provoquent une immersion autour de vous durant le repas, voire même une immersion totale avec un équipement de réalité virtuelle. Justement, il y a autre chose que cet infect Fenêtres Hawaï.

Bon, ce genre de restaurants pour matantes en devenir n’est pas trrrrrop reconnu pour la gastronomie mais voici quand même le top 5 de ces places qui vous font rêver le temps d’un souper(si on peut appelé ça ainsi).

Le New-York by Night

Sans doute le plus connus, mais bon je ne pouvais pas ne pas en parler.

On aime :

  • L’effet de vertige de manger comme si vous étiez au sommet de la Freedom Tower
  • La résolution des moniteurs : Alberto, le gérant me garanti qu’il les change tous les deux ans. Ici il y a longtemps qu’on est plus au niveau des Leds et de la résolution de 10 000p. Ils sont rendus aux 100 000 pixels et cela fait toute la différence.
  • Le fond est une retransmission directe ce qui évite la redondance et donne une impression de réalisme incroyable.

On aime moins

  • La nourriture. Bon… vous vous en doutiez mais je le rappel, on sait où va le budget dans cet établissement et c’est pas dans le salaire des cuisiniers.
  • Le prix, ne prévoyez rien après, vous n’aurez pas les moyens.
  • Le service: pour vous servir les repas, on fait glisser les assiettes au travers d’un des écrans. Ça coupe un peut la magie.

Ze Bistro

Vous voilà à Paris avec un service nord-américain, c’est génial!

On aime

  • Le service (Wow, les serveurs ne son pas parisiens et Gilbert m’assure que malgré l’accent, ils sont au Québec depuis au moins 10 ans)
  • L’immersion. Elle est parfaite. On a le choix entre une table chez Fouquet et une table sur une terrasse des Champs Élysés. Dans les deux cas, la qualité des vidéos est impressionnante, on y voit aucun signe d’écran.
  • La nourriture : Sans doute le moins pire des restos immersifs, il fallait bien rendre le réalisme de la capital de la gastronomie au delà des apparences.

On aime moins

  • La retransmission. En fait, on s’en doute à cause du décalage horaire, il ne sagit pas de direct mais bien d’une boucle. N’y allez pas trop souvent vous vous rapellerez des images.
  • Le Prix, évidement c’est comme si on payait en Euro ;)

Les Merveille du monde

L’apéro au pied des pyramides, le dessert à Machu Picchu.

On aime

  • Le concept.
  • Le choix des environnements (incroyable, vous pouvez choisir entre 100 sites)

On aime mois

  • La qualité des images. Qui trop embrasse, mal étreint. On aurait dû se concentrer sur des vidéos de qualités plutôt que sur un si vaste choix..mais bon c’est pas si pire, c’est juste que j’arrivais du Ze Bistro.
  • L’effet de groupe. Contrairement aux restos précédents, celui-ci vous place avec d’autres convives dans la même salle d’immersion. En fait le problème ici vient plutôt des convives, des matantes histériques et des gens de l’age d’or qui fêtent leurs 60 ans de vie commune. Si vous êtes comme mois, vous passerez votre soirée à médire sur les tables voisines et oublierez le Taj Mahal.

L’Interactif Café

C’est comme si vous y étiez …en fait vous y êtes.

L’interactif est le seul parmi ceux que nous ayons visité à avoir une technologie bidirectionnelle. Vous mangez par immersion sur une terrasse de Miami Beach mais en plus, là-bas, on a réservé une terrasse complète pour y projeter vos hologrammes. Fallait y penser!

On aime

  • Pouvoir insulter les gens sans en subir les conséquences. Sans blague, évitez, c’est pas gentils ;O)
  • Voir les gens qui vous regardent avec cet air d’éperlan frit.
  • Le beau temps (c’est quand même Miami Beach )
  • Les grosses boules (excusez-moi les filles mais Miami est la capital du silicone après Rio  )

On aime pas

  • Les buggs techniques. Julian m’assure que c’est plutôt rare mais bon, durant mon repas j’y ai eu droit à trois reprises. Ça gâche un peut l’expérience.
  • Les gens de Miami Beach ne sont pas toujours habitués à ce concept. Ils ont parfois tendance à se planter là et vous fixer…c’est chiant et parfois le surveillant de l’installation là-bas est parti pisser alors il met du temps à faire circuler les trop curieux.

Virmets

Ici, l’immersion est totale. Vous enfilez lunette et combinaison de RV. Il Fallait un peut de folie pour croire en ce concept et croyez-moi Martin Artiopol le propriétaire est assez fêlé.

On aime

  • Vous pouvez changer l’avatar de votre partenaire ! Mangez avec les plus grandes vedettes. Voila qui change du quotidien.
  • Le choix de décors est impressionnant. plus de 500. Cependant, on reste ici dans l’image de synthèse.
  • Possibilité de tête à tête avec des esseulés d’une des autres franchises
  • Possibilité de tête à tête avec un IA générique, pas trop mal.

On aime moins

  • Le temps d’adaptation: c’est franchement cyborg au début mais ça passe.
  • Les serveurs sont absents de la simulation, vos plats volent vers vous. Très déroutant.
  • Ici on ne traine pas m’explique Mr Artiopol. Passé une demi-heure ont paye à la minute.
  • La nourriture : la c’est franchement n’importe quoi, en plus vous ne voyez pas la vrai chose.
mai 11th, 2010

14 mai 2018- Sheila Malex

(La date de diffusion n’est seulement qu’une suggestion)

C’est après-demain que sera inauguré VillePrix, la première ville boutique du Quebec. Situé à mi chemin entre Montréal et Sherbrooke elle est la première du genre au pays. Alors qu’il en existe déjà plusieurs chez nos voisins du sud, le concept tardait à s’implanter ici en raison de la législation provinciale en matière de municipalité privée.

Pour ceux qui l’ignorent encore une ville boutique est une petite municipalité entièrement privée remplie uniquement de magasins et des restaurants. Alors que les plus grands centres d’achats peuvent accueillir plus de 200 magasins, les villes boutique sont d’un autre ordre, on parle ici de plus de mille magasins avec au moins une centaine de restaurants, le tout à ciel ouvert comme dans une rue commerciale normale mais regroupés par quartiers thématiques. La grande différence ici est qu’une ville boutique n’a pas d’habitant et est construite obligatoirement en pleine campagne entre plusieurs grands centres urbains pour maximiser le nombre de clients potentiels. Ces sites ne comptent que des magasins de marques, et des hyper détaillants. Tout y est contrôlé, et des tapis roulants accélèrent les déplacements.

L’idée derrière ce concept explique Mr Thamill directeur du site est d’offrir un choix comparable au Web. Avec le temps les gens on délaissés les commerces physiques situés près de leurs maisons pour s’orienter ver les marchés de niches déservies par des site Web offrant toujours plus de choix. Les rues commerciales ont alors commencées à se vider et le nombre de boutiques à se faire de plus en plus petit. La spirale était enclenchée : le choix diminuait de mois en mois. Même les « Power Center » (Penser au Marché Centrale), ces grands centres d’achat comprenant une vingtaine de très grandes surfaces et des magasins de marques,  ont commencé à écoper du nombre d’achat fait sur internet. En fait certain se convertissent tranquillement en entrepôts fermés au public. Selon lui, VillePrix est le salut des commerces de détails.

Ancien propriétaire d’un magasin de linge sur la célèbre rue Sainte-Catherine à Montréal, Mr Thamill a vue le processus au quotidien et n’a donc pas hésité deux secondes lorsqu’il a vue le poste de directeur de site pour VillePrix. « C’est l’avenir maintenant, les gens veulent le plus de choix possible et VillePrix offre ça » L’ancien propriétaire crois que la clé du concept est justement l’isolement de la ville. Les gens vont y passer la journée croit il et y acheter tout ce dont ils ont besoin d’un seul coup. « Et les tapis roulants, c’est vraiment bon » d’après lui c’est ce moyen de transport qui fera qu’on adopte la place.

Pour Alphonse Dubois, président de l’osbl Achat Local, cette ouverture est simplement un drame de plus dans la disparition du commerce urbain. Les centre-ville on commencés à décliner il y a très longtemps selon ce spécialiste. Il y a plus de 70 ans, la télé a rendu touts les théâtres et cinémas presque inutile. C’était selon lui le début d’un lent déclin accéléré par l’arrivée des sites marchand sur internet. Les gens ont tout de suite vue l’avantage économique : plus de choix, des prix plus compétitifs, livraison à domicile. C’est quand les rues commerciales ont commencé à se vider que les gens ont compris. Mais il était déjà trop tard croit Mr Dubois. Il cite à titre d’exemple les club vidéo, on endroit ou se souvient-t’il les gens allaient chercher des films pour la soirée et venaient les rapporter le lendemain. Ces boutique ont complètement disparue dans les années 20 et les locaux vides n’ont jamais été remplacé. Mr Dubois se rappel d’une rue Saint-Denis ou il était possible de magasiner le jour et faire la fête le soir. Maintenant cette rue ressemble à la Strip de Vegas, y a rien a y faire le jour, tout ce passe une fois le soleil couché.

Inutile de vous parler de la réaction des écologistes. Ils nous la montrerons surement le jour de l’ouverture alors qu’on attend entre 100 000 et 200 000 consomateurs frénétiques.

Sheila Malex

Date de prédiffusion : 11 mai 2010