Prédiffusion

C'est pas parce que c'est pas encore arrivé qu'il ne faut pas en parler

avril 8th, 2011





Article prédiffusé le 8 avril 2011, diffusion prévue le 19 février 2022 par Alexia Helms




C’est arrivé à plusieurs grandes compagnies à travers l’histoire du capitalisme américain (ATT, Google ou Standard Oil) et ça arrive encore en 2022. Aujourd’hui après des années de procès la compagnie de média social est cassée en justice par le gouvernement américain. Alors que plusieurs avaient prédit cette action depuis longtemps, peu de gens y croyaient vraiment à cause du grand pouvoir politique que le réseau s’est forgé avec le temps.

Le jugement de la cour est implacable : jamais un média n’a été aussi centralisé dans l’histoire mondiale. Facebook en soi est un média au même titre que le télégraphe, les journaux ou internet, or, jamais un média, au sens large, n’a été propriété d’une seule compagnie! C’est comme s’il n’y avait qu’une seule compagnie pour envoyer des courriels ou un seul diffuseur radiophonique…dans le monde… Cela semble impensable, mais c’est exactement ce que Facebook est: pour envoyer un message à un de ses membres, il faut absolument l’être aussi! C’est comme si vous deviez absolument avoir un compte de courriel Gmail pour envoyer un courriel à un utilisateur Gmail! ou que la même corporation de téléphone gérait tous les appels du monde… Facebook est un média à lui seul et sa croissance au-delà des deux milliards de membres le place au même rang que l’internet ou la radio. Plusieurs pays avaient appelé le gouvernement américain à réagir il y a bien longtemps, mais le pays de l’oncle Sam semblait attendre une preuve plus marquante du pouvoir exagéré de Facebook.

La preuve est arrivée par où on ne s’y attendait pas et encore, toujours à l’image de ce pays de pionnier c’est une simple plainte d’un usager de 14 ans relayée par son père qui a tous changé. Jeremy (non fictif) ne pouvait plus communiquer avec son réseau d’amis suite à une exclusion par la compagnie. Toujours aussi à cheval sur ses règlements d’utilisation, la firme avait banni le jeune homme suite à un message mal interprété. Rien n’a faire, la corporation restait de glace devant les demandes de l’adolescent de rouvrir son compte. Le verdict est final et sans appel, le comte restera fermé.

Inutile de dire à quel point ne pas avoir de compte Facebook est pénalisant pour un jeune d’école secondaire en 2022. Même les institutions scolaires se servent du média social pour des devoirs ou des activités. Plusieurs collèges ont des guichets d’inscription uniquement sur Facebook. Le petit Jérémy s’est vu simplement exclu de la vie sociale virtuelle de son école. La cour a comparé le geste du réseau à une exclusion sociale pur et simple. Alors que le gouvernement n’a pas le droit d’empêcher un individu de servir d’un média en particulier (même les prisonniers peuvent se servir d’internet ) sauf à de très très rares exceptions comme avec les hackers, Facebook se retrouve seul juge, dans une situation arbitraire voir totalitaire que les états n’appliquent que très rarement.

C’est ce cas ajouté au caractère fermé du média qui a poussé la justice à sévir. On se rappellera du jugement semblable avec Apple qui obligeait le grand constructeur à se départir de la gestion de son magasin en ligne pour téléphone. Pareillement avec Google. Le juge très âgé a rappelé les débuts de la micro-informatique: même si Microsof avait une attitude déloyale avec ses concurrents, il était tout de même possible, pour n’importe quel développeur, de faire un logiciel destiné à sa plateforme, et ce, sans le consentement de la firme.

Devant les refus répétés du réseau social à s’ouvrir aux réseaux extérieurs, le juge Gretmitch a été clair: le réseau devra ouvrir les vannes et sera scindé. La compagnie à un ans pour se plier aux exigences du département et pour se départir de ses branches de services publicitaires et de rendre publique une interface utilisateur implémentable par d’autres réseaux pour permettre à leur membre d’échanger via d’autres clients. Sa régie devra être ouverte en gestion concurrente. Enfin, la firme ne pourra plus fermer des comptes d’utilisateur sans demande de la part de la justice. Comme sur le Web, a dit le juge, c’est la justice qui peut faire fermer un site pour diffamation, c’est la justice qui punit l’auteur d’un message raciste, c’est pour cette raison qu’il existe des textes de loi! Facebook n’a pas à se substituer à l’État!

Voilà maintenant que Jérémy est le premier utilisateur Facebook à réintégrer un réseau sur ordonnance de la cour !

juin 10th, 2010




Prédiffusion: 6 juin 2010 : diffusion prévue pour le 3 mai 2019 par Alexia Helms


Nous profitons de la période estivale pour continuer à présenter différents métiers. Cette semaine nous allons visiter les métiers personnelles, ou quand être vous-même procure un salaire.

Avec l’explosion des médias personnels (autrefois médias sociaux) dans les 10 dernières années un paquet de nouveaux métiers sont apparus sur le radar. Certain parmi vous ont même des enfants qui gagnent mieux leurs vies que la plupart des adultes. Qui sont-ils ? et comment s’y prennent t-ils pour vivre si bien en ne produisant rien ? C’est ce que Prédiffusion va tenter de vous expliquer dans cet article.

Les préjugés sont coriaces pour ce qui est des métiers des média personnels. Le principal d’entre eux est que ces gens se la coule douce. Il n’en n’est rien et vous allez le découvrir.

Commençons avec avec Jérémie, un skieur de 45 ans qui vit de lui-même depuis près de 6 ans. Le tout a commencé en 2014 quand une agence de profilage est tombée nez à nez avec le skieur. L’agence YAAN (YouAreANetwork) faisait un exercice de profilage avec un mot à clés multiples de CMETA et est tombé pile sur le profil social de Jérémie. Ce dernier avait un réseau personnel de plus de 20 000 pupilles et correspondait exactement à ce que YAAN cherchait : fin trentaine, marié, sportif, fanatique de séries télé rétro et j’en passe. Tout de suite YAAN proposa un salaire de 6 000 $ par mois en échange de quels que services de diffusion. Jérémie allait envoyer les liens proposés par YAAN à ses amis et les inviter à des évènements dans les nombreuses plateformes persistantes. Il allait, en toute continuité avec ses intérêts, diffuser des idées et des produits à ses pupilles avec une efficacité redoutable.

Bien sur, les pupilles de Jérémie étaient au courent de ce lien : c’est obligatoire depuis 2013. Mais ça marche quand même à merveille pour l’agence de prospection sociale. Le but est de faire des testes de développement de produits culturels et de tester l’impacte d’un nouveau film, groupe musical, livre ou autre, dans une classe culturelle bien précise.

Selon un resserrement du gouvernement, ils seraient plus de mille individus à exercer ce métier au Québec seulement. Ces gens ont un réseau bien garnie et un pouvoir d’attraction réel. c’est ce qui fait leur force Au secondaire, ces gens là ne se faisait pas enfermer dans des casiers. Mais leur vie n’est pas pour autant de tout repos. Ils étaient maniaque de techno et médias personnels avant le premier contrat cependant maintenant ils doivent le rester. En liaison constante avec le net, ils doivent sans relâche mettre à jours leur profil personnel et communiquer en tout temps leur position. Le « boulot » est très accaparent et plusieurs s’en lassent. Certaine personnes se montent une identité trop grosse qu’ils ne sont plus capable de suivre et garder. Les vrais stars ont le droit de prendre des pauses indéterminées mais pas trop longtemps. Il en va de leur crédibilité.

Certain dirons que ce type de liaisons commerciales n’est pas nouveau et qu’il a commencé il y a plus de 10 ans. Ils ont un peut raison cependant, la grande nouveauté de nos jours vient des agences qui s’occupent de ces gens là. Ils négocient les contrat et savent exploiter le profil de leurs protégés. L’industrie est mature nous dit Jasmin Virard principal associé chez YAAN. Au début raconte t-il c’était tellement artisanal que parfois nous engagions des personnes…. qui n’existaient pas. Leurs profils correspondaient à nos besoins mais la personne derrière ne correspondait pas du tout…et c’était un de ses nombreux profils…genre un peu skizo.

Voici maintenant un autre métier personnel tout à fait opposé au dernier. Il s’agit des suiveux professionnels. Pour comprendre voici le cas de Bastien, 25 ans, musicien compulsif et surtout mélomane fini. Dans ses liens personnels il n’y a que des groupes de musique, des labels, des artistes et j’en passe. Bastien n’a pas nécessairement beaucoup d’influences dans la toile des médias, cependant, il a des goûts qui ne trompent pas, l’agence Suivons est tombée sur ce fou de musique en analysant les commentaires d’internautes sur les 5 dernières années sur les gros sites musicaux. Ils se sont rendu compte que notre mélomane avait commenté positivement tous les disques de groupes indépendants deux à trois ans avant qu’ils ne connaissent un énorme succès. Voilà qui est utile pour les compagnies d’artistes. Bastien est l’arme secrète de l’une d’entre elle. Il ne se pointe pas au bureau, il ne fait aucun rapport. Il fait comme il a toujours fait à la différence que maintenant, tout ses faits et gestes sur les sites de musique sont directement reportés à Suivons. Suivons les analyse et renvoi le tout à la fameuse compagnie d’artiste. Que ce soit commenter le blogue d’un artiste, visiter la rooma d’un guitariste ou écouter des disques dans un site de vente de musique, Suivons veut tout savoir. En fait Suivons veut savoir qui Bastien suit.

Cela semble agréable pour Bastien. Il n’en reste pas moins qu’il était avant son contrat une bête d’écoute et de dépistage. Mr Jenlouis HasBrow nous explique : Bastien passe plus de 12 heures par jours à écouter de la musique et faire des choses en lien avec des groupes. La première chose que nous lui avons demandé en le signant est de ne rien mais rien changer à son comportement. La clé de notre succès est de disparaître une fois l’entente conclue. Si notre employé nous oubli, c’est que notre mission est accomplie car la non-influence des gestes est assurée.