Prédiffusion

C'est pas parce que c'est pas encore arrivé qu'il ne faut pas en parler

mai 11th, 2010

14 mai 2018- Sheila Malex

(La date de diffusion n’est seulement qu’une suggestion)

C’est après-demain que sera inauguré VillePrix, la première ville boutique du Quebec. Situé à mi chemin entre Montréal et Sherbrooke elle est la première du genre au pays. Alors qu’il en existe déjà plusieurs chez nos voisins du sud, le concept tardait à s’implanter ici en raison de la législation provinciale en matière de municipalité privée.

Pour ceux qui l’ignorent encore une ville boutique est une petite municipalité entièrement privée remplie uniquement de magasins et des restaurants. Alors que les plus grands centres d’achats peuvent accueillir plus de 200 magasins, les villes boutique sont d’un autre ordre, on parle ici de plus de mille magasins avec au moins une centaine de restaurants, le tout à ciel ouvert comme dans une rue commerciale normale mais regroupés par quartiers thématiques. La grande différence ici est qu’une ville boutique n’a pas d’habitant et est construite obligatoirement en pleine campagne entre plusieurs grands centres urbains pour maximiser le nombre de clients potentiels. Ces sites ne comptent que des magasins de marques, et des hyper détaillants. Tout y est contrôlé, et des tapis roulants accélèrent les déplacements.

L’idée derrière ce concept explique Mr Thamill directeur du site est d’offrir un choix comparable au Web. Avec le temps les gens on délaissés les commerces physiques situés près de leurs maisons pour s’orienter ver les marchés de niches déservies par des site Web offrant toujours plus de choix. Les rues commerciales ont alors commencées à se vider et le nombre de boutiques à se faire de plus en plus petit. La spirale était enclenchée : le choix diminuait de mois en mois. Même les « Power Center » (Penser au Marché Centrale), ces grands centres d’achat comprenant une vingtaine de très grandes surfaces et des magasins de marques,  ont commencé à écoper du nombre d’achat fait sur internet. En fait certain se convertissent tranquillement en entrepôts fermés au public. Selon lui, VillePrix est le salut des commerces de détails.

Ancien propriétaire d’un magasin de linge sur la célèbre rue Sainte-Catherine à Montréal, Mr Thamill a vue le processus au quotidien et n’a donc pas hésité deux secondes lorsqu’il a vue le poste de directeur de site pour VillePrix. « C’est l’avenir maintenant, les gens veulent le plus de choix possible et VillePrix offre ça » L’ancien propriétaire crois que la clé du concept est justement l’isolement de la ville. Les gens vont y passer la journée croit il et y acheter tout ce dont ils ont besoin d’un seul coup. « Et les tapis roulants, c’est vraiment bon » d’après lui c’est ce moyen de transport qui fera qu’on adopte la place.

Pour Alphonse Dubois, président de l’osbl Achat Local, cette ouverture est simplement un drame de plus dans la disparition du commerce urbain. Les centre-ville on commencés à décliner il y a très longtemps selon ce spécialiste. Il y a plus de 70 ans, la télé a rendu touts les théâtres et cinémas presque inutile. C’était selon lui le début d’un lent déclin accéléré par l’arrivée des sites marchand sur internet. Les gens ont tout de suite vue l’avantage économique : plus de choix, des prix plus compétitifs, livraison à domicile. C’est quand les rues commerciales ont commencé à se vider que les gens ont compris. Mais il était déjà trop tard croit Mr Dubois. Il cite à titre d’exemple les club vidéo, on endroit ou se souvient-t’il les gens allaient chercher des films pour la soirée et venaient les rapporter le lendemain. Ces boutique ont complètement disparue dans les années 20 et les locaux vides n’ont jamais été remplacé. Mr Dubois se rappel d’une rue Saint-Denis ou il était possible de magasiner le jour et faire la fête le soir. Maintenant cette rue ressemble à la Strip de Vegas, y a rien a y faire le jour, tout ce passe une fois le soleil couché.

Inutile de vous parler de la réaction des écologistes. Ils nous la montrerons surement le jour de l’ouverture alors qu’on attend entre 100 000 et 200 000 consomateurs frénétiques.

Sheila Malex

Date de prédiffusion : 11 mai 2010